L’IMF suggère que les bien nantis ne sont pas assez taxés! Un des signes que l’Apocalypse est à nos portes?

<<div class= »rpuEmbedCode »>
<div class= »rpuArticle rpuNoTitle rpuRepost-8023373fc94409d2165c01df7a03241b-top » style= »margin:0;padding:0; »>
<script src= »https://1.rp-api.com/rjs/repost-article.js?3&Prime; type= »text/javascript » data-cfasync= »false »></script><a href= »http://s.tt/1NrrZ &raquo; class= »rpuThumb » rel= »norewrite »><img src= »//img.1.rp-api.com/thumb/7734439″ style= »float:left;margin-right:10px; » /></a><a href= »http://s.tt/1NrrZ &raquo; class= »rpuTitle » rel= »norewrite »><strong>Tax the rich? IMF sparks a mini revolution</strong></a> (via <a href= »http://s.tt/1NrrZ &raquo; class= »rpuHost » rel= »norewrite »>AFP</a>)<p class= »rpuSnip »>
Tax the rich and better target the multinationals: The IMF has set off shockwaves this week in Washington by suggesting countries fight budget deficits by raising taxes. Tucked inside a report on public debt, the new tack was mostly eclipsed by worries…
</p>
</div>
</div><!– put the « tease », « jump » or « more » break here –>
<div class= »rpuEmbedCode »>
<div class= »rpuArticle rpuRepostMain rpuRepost-8023373fc94409d2165c01df7a03241b-bottom » style= »display:none; »> </div>
<div style= »display: none; »><!– How to customize this embed: http://www.repost.us/article-preview/hash/db6d3993d7cf2138f33c835fef6d2fc0 –></div>
</div>>

Publicités

Intolérance envers les femmes portant le hijab

wpid-pastedgraphic-2013-10-2-12-341.png
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

La Presse nous informe ce matin que plusieurs centres de femmes « sont inondés de témoignages de femmes, en majorité musulmanes, qui disent avoir été insultées, bousculées ou agressées dans l’espace public. »

Ces actes, malheureusement, étaient prévisibles depuis le jour où la fameuse charte a été déposée par Bernard Drainville. Non pas parce que les Québécois, et plus précisément les Québécois dits de souche sont intolérants, mais parce que la minorité raciste et intolérante qui se trouve dans chaque société y a lu ce qu’elle voulait bien y lire: comme eux, le gouvernement en a assez de ces foutus musulmans et cette charte va les remettre « à leur place ».

Cet effet pervers de la charte me rappelle une étude que j’ai lue il y a plusieurs années qui discutait d’un sujet très différent, soit l’efficacité de la peine de mort. En gros, l’étude disait que la peine de mort n’est pas efficace parce que l’État est le référent ultime de ce qui est bien et mal dans une société. Lorsque celui met fin aux jours d’un de ses citoyens, peu importe que ce geste soit mérité ou non, le citoyen comprend cette acceptation de la peine de mort non pas comme une punition ultime et exceptionnelle, mais comme un geste qui, dans certaines circonstances, est acceptable.

Le lien que je fais avec la charte est que contrairement aux voeux pieux du gouvernement, la perception xénophobe, ou plutôt, ne nous leurrons pas, antimusulmane que la majorité des gens ont de cette charte, agit d’une façon similaire chez les citoyens intolérants et leur donne l’impression que leurs gestes racistes ont l’approbation de la plus haute instance au Québec, soit le gouvernement.

Finalement, ce n’est pas tant la charte qui pose problème, mais le manque de discernement de ce gouvernement. Il a relancé le débat sur ce sujet extrêmement délicat comme si c’était un changement de quotas de pêche ou une réévaluation d’une subvention.

Si on ajoute à cette incompétence l’avis de certains politologues que Marois emprunte à Harper sa stratégie de « wedge politics » — politique de la division — dans le but de déclencher des élections à l’automne et d’ainsi rapatrier le vote francophone perdu à la CAQ, à l’incompétence il faut alors ajouter un cynisme désolant.

Une athée contre la foutue Charte des valeurs

Article du Huffington Post de Toula Foscolos

Directement sur l’argent: « The idea that people’s cultural and religious identity is not essential to them; that it can somehow be shed on command, is both simplistic and insulting. Particularly when the dominant group’s religious symbols are conveniently branded as ‘cultural’ and promptly retained. Particularly when the dominant group was once discriminated against for its own language and culture, and should perhaps now be showing more tolerance towards those who want to preserve what they consider worth preserving. »

L’Affaire Boisclair/ Duchesneau.

Les attaques de Duchesneau envers Boisclair me laissent pantois. Si ce n’était de l’implication de Jacques Duchesneau, que je crois intègre et intelligent, je dirais que c’est tout simplement de la petite politique. Une façon maladroite de la CAQ d’attirer l’attention sur elle, en interrompant la mainmise de Pauline Marois sur l’actualité politique grâce à sa fameuse charte. Mais justement, Duchesneau est impliqué. Il n’est pas complètement idiot. Il ne lancerait pas ces allégations sans avoir de preuves, car comme le prétend Boisclair, il s’agit de propos qu’un juge pourrait qualifier de diffamatoires. Donc, il doit avoir des preuves, mais qu’attend-il pour les présenter? La CAQ désire sans doute presser tout le jus de ce citron avant d’aller de l’avant.

D’un autre côté, à « Pas de midi sans info », la montée de lait du vice-premier ministre François Gendron était épique. En prétendant de façon tellement assurée que ces allégations sont entièrement fausses et bassement partisanes, il s’enlève toute marge de manoeuvre si jamais ces allégations s’avèrent être véridiques.

Et maintenant, la cerise sur le sundae: André Boisclair quitte son poste de New York

De quessé? Boisclair hurle son innocence à qui veut bien l’entendre et quitte son poste « afin de répondre aux attaques dirigées contre lui ». Récapitulons:

1) La CAQ l’accuse de tractations possiblement illégales et demande son renvoi.
2) Boisclair prétend être innocent et demande à ses accusateurs de se rétracter.
3) Ses accusateurs ne se rétractent pas et en remettent.
4) Boisclair menace de poursuivre en diffamation Duchesneau et la CAQ.
5) Le lendemain, Boisclair demande à être relevé de ses fonctions — une forme de démission temporaire en fait — et revient au Québec pour mieux se défendre.

Il fait exactement ce que la CAQ demandait au début. Bon Dieu! S’il est innocent, pourquoi??? Est-il incapable de faire de la multitâche? La tâche de délégué à New York est-elle si exigeante qu’il ne peut communiquer avec ses avocats québécois quand il est dans de la Grosse Pomme? Qu’il ne puisse faire le voyage d’une heure en avion pour des rencontres clés? Ça ne sent pas bon. Je ne dis pas qu’il est coupable, mais son processus de décision est très étrange et laisse à désirer.

Je suis curieux de voir la suite.

Lisée, émule de Machiavel

J’aime beaucoup Jean-François Lisée. Il est intelligent et articulé. Cependant, il a du Machiavel dans le nez, ce qui est un atout quand on est analyste, mais peut être inquiétant pour l’électorat quand on est politicien. Sa dernière entrée sur son blogue est une énième attaque contre ceux qui n’ont pas voté « du bon bord”, c’est-à-dire péquiste, en votant Option Nationale et Québec Solidaire, ce qui aurait causé la perte de la majorité péquiste.
Je ne veux pas parler ici des bienfaits ou périls du vote stratégique, mais de la stratégie de Lisée.

Dans son blogue, pour démontrer tout le mal que le vote stratégique a fait au Parti Québécois, il cite Bryan Breguet du site Too Close to Call.

“Dans ce billet, je regarde le nombre de comtés où le PQ a perdu et l’écart a été moindre que 50 % des votes QS+ON. J’y vais à 50 % car c’est une bonne approximation des deuxièmes choix des électeurs de ces partis. Il serait faux d’aller à 100 % car si QS et ON n’existaient pas, ce n’est pas vrai que le PQ récupérerait 100 % de leurs votes.

Alors, combien? La réponse est 11! C’est très proche des simulations que j’avais faites durant la campagne. Eh oui, si QS et ON n’existaient pas (sauf dans Mercier et Gouin), il est vraisemblable que le Parti Québécois aurait remporté 65 sièges, le PLQ seulement 42 et la CAQ 16. On pourrait même ajouter 4 comtés où bien que l’avance soit supérieure à 50 % des votes QS+ON, cela aurait été proche (Groulx, Mégantic, Nicolet-Bécancour et Montarville).

Les 11 comtés en questions sont: Jean-Lesage, La Prairie, L’Assomption, Laurier-Dorion, Maskinongé, Papineau, Richmond, Saint-Henri-Saint-Anne, Saint-Jérôme, Trois-Rivières et Verdun.

La division du vote a donc bel et bien nui au PQ davantage qu’en 2008.”

En lisant ceci, on ne peut qu’être d’accord. Après tout, c’est une tierce personne qui semble neutre dans ce dossier. Quand on va voir l’article cependant, on se rend compte que Lisée n’a utilisé que la première phrase de l’avant-dernier paragraphe et a omis le dernier paragraphe en entier, paragraphe qui introduit un bémol sérieux à l’impact de ce prétendu argument massue. (La partie omise est en italique.

“La division du vote a donc bel et bien nui au PQ davantage qu’en 2008. Est-ce Pauline Marois pensait que QS et ON allaient s’écraser? Ou n’envisageaient-ils jamais que le PLQ se retrouve si élevé? Il faudrait le leur demander.

Je voudrais cependant exprimer un avis un peu plus personnel ici: s’il est vrai que le PQ a souffert de la division du vote hier soir, il faut aussi se souvenir que le PLQ et la CAQ se divisent le vote fédéraliste (et de droite) dans bien des comtés. Aussi, le Parti Québécois serait mal placé de se plaindre de cette division du vote alors que ce parti refuse une réforme du mode de scrutin ou un accord électoral avec ces formations. Si j’étais Pauline Marois, je tenterais au moins d’approcher ces deux partis et de proposer des retraits mutuels de candidats dans des comtés ciblés pour les prochaines élections. Ce n’est pas traditionnel en politique Québécoise, mais il faut bien que quelqu’un essaie pour une fois.“

Hum. “Aussi, le Parti Québécois serait mal placé de se plaindre de cette division du vote alors que ce parti refuse une réforme mode de scrutin ou un accord électoral avec ces formations.“

Si on faisait l’exercice, et que l’on comptabilisait le nombre de sièges que le vote fédéraliste aurait eu, qui aurait la majorité pensez-vous? J’ai un petit deux que ce ne serait pas le PQ.

Voter avec son coeur ou sa tête

Mon fil d’actualité Facebook est rempli de messages, pro-PQ pour la plupart, qui encouragent à voter avec leur tête et non leur coeur, ce qui veut dire en gros de voter PQ, parti qui a une chance de gagner et non pour QS et ON, partis qui n’ont aucune chance de former le prochain gouvernement.

Je trouve cette dichotomie coeur/tête un peu simpliste et même fausse. Je sais que c’est Françoise David qui est à l’origine de cette expression, mais je la crois erronée. Si on vote pour le parti qui représente le plus nos idéaux, c’est que l’on a étudié le programme de ce parti et que l’on s’est reconnu dans ses idées. C’est donc dire que l’on a utilisé sa tête pour réfléchir et développer cette opinion. Le geste de voter pour ce parti qui n’a aucune chance ou un autre qui peut remporter l’élection ou le comté n’est pas une question de coeur ou tête, mais d’être sincère à l’essence de l’idéal démocratique ou de succomber au cynisme que les failles du système électoral actuel suscitent, ce qui est en fait faire de la realpolitik. La dichotomie devrait donc être entre idéalisme et cynisme, ceci dit sans dénigrer ce cynisme.